Blanc-bleu belge : Race bovine Blanc-bleu belge

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(Dernière mise à jour : 14 août 2018)

Elevée presque exclusivement en Belgique et dans les pays limitrophes, cette race bovine ne date que d’une quarantaine d’années. Quelques régions françaises et pays en élèvent aussi, en minorité, grâce à des croisements. Pour son berceau belge, il s’agit du premier cheptel bovin qui y est aujourd’hui élevé.

Ses caractéristiques

La blanc-bleu belge se démarque par la couleur bleue que l’on voit parfois sous formes de taches sur sa robe blanche. Cette couleur n’est, en réalité qu’une dilution du noir. Dans tous les cas, cette race ne porte pas forcément du bleu puisque sa robe peut être uniforme, tachetée de noir, on parle alors de pie noir ou tachetée de bleu, on parle alors de pie bleu.

caractéristiques de la blanc-bleu belge

A part cette distinction, la blanc-bleu belge est dotée de courtes cornes en forme de croissant assez large.

Sur sa peau blanche, on retrouve des muqueuses foncées et des poils épais. Chez les jeunes, les poils sont presque duveteux.

En termes de taille, il s’agit d’une race grand format. En effet, les vaches peuvent toiser jusqu’à 1, 35 m au garrot tandis que les taureaux peuvent mesurer jusqu’à 1, 45 m. Pour leur poids, la femelle peut peser jusqu’à 800 kg contre plus de 1 300 kg chez les taureaux.

Leur musculature est très développée comme on peut le voir à travers leur peau. Cette race est dépourvue de gras de couverture. Le développement musculaire se remarque surtout au niveau de l’arrière-train ou culotte à cause de l’expression du gène culard.

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La production bouchère

La blanc-bleu belge est élevée pour ses importantes capacités bouchères. Elle donne une viande tendre, maigre et savoureuse. Du fait de l’absence de gras de couverture, sa carcasse est pauvre en graisse, mais extrêmement riche en viande. Cela fait de cette race l’une des premières à afficher le taux de morceaux de premier choix le plus élevé.

En termes de rendement, plus de 70 % de la carcasse peut être valorisée.

En matière de croissance, le gain moyen quotidien et l’indice de consommation sont très bons.

Cette race est souvent utilisée en croisement parce que les veaux issus du cheptel se vendent très bien. Ces derniers, lorsqu’arrivent en pleine croissance, peuvent gagner jusqu’à 1, 6 kg par jour.

La blanc-bleu belge

L’élevage de la race

La blanc-bleu belge est une race docile facile à élever. Sa puberté est très précoce par rapport aux autres races à viande. L’âge du premier vêlage peut alors survenir plus tôt, vers 29 ou 30 mois, voire 24 mois dans certains cas, alors qu’il ne peut se faire qu’à un peu moins de 3 ans chez les autres vaches.

Le seul bémol pour l’élevage de cette race c’est que la mise bas doit toujours se faire par césarienne. En effet, à cause de leur gabarit, leur bassin est étroit et ne permet pas le passage du veau. Dans certains cas, la mise bas naturelle est possible, mais comme le veau a beaucoup de valeur, les vétérinaires ne veulent prendre aucun risque et préfèrent l’intervention.

Chez les vétérinaires belges, une technique chirurgicale de césarienne a été développée pour que l’accouchement se fasse plus vite et sans anicroche.

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