Plus de protéines pour l’agriculture française

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(Dernière mise à jour : 6 juillet 2018)

Que ce soit pour les humains ou pour les animaux, la protéine joue un rôle prépondérant au niveau musculaire, immunitaire, digestif, … Il est donc important de l’intégrer, voire de le renforcer dans l’alimentation. C’est pour cela que l’Agence nationale de l’alimentation que l’Agriculture française tient tant à produire encore plus de protéines végétales.

Les bienfaits de la protéine

Elle est souvent sous-estimée et pourtant, elle procure de nombreux bienfaits sur notre organisme. Il faut effectivement savoir que la protéine :

  • Favorise le transport de l’oxygène au sein de l’organisme surtout au niveau des hémoglobines
  • Améliore la digestion
  • Renforce le système immunitaire et donc les anticorps
  • Améliore la masse musculaire, …

Au vu de tous ces bienfaits, l’intégrer dans nos assiettes et aussi dans l’alimentation animale devrait être une priorité. Priorité que le président Emmanuel Macron ne tient pas à négliger puisqu’il projette d’établir une vraie filière protéique en France et ce, dans les cinq prochaines années.

Plus de protéines pour l’agriculture française

Une priorité selon le Président

Si Emmanuel Macron s’est intéressé à ce sujet, ce n’est pas seulement pour les bienfaits d’une alimentation riche en protéines. C’est aussi parce que la filière protéique coûte cher à la France étant donné qu’elle doit importer, chaque année, presque la moitié des protéines végétales nécessaires pour l’alimentation des animaux. Parmi ces protéines, on retrouve le soja OGM inclut dans l’alimentation des bovins et qui provient soit du Brésil soit des Etats-Unis.

Et à la marque Terres Oleo Pro d’ajouter que de nos jours, la France produit seulement 55 % des protéines végétales dont nécessite d’alimentation du bétail. Rappelons que Terres Oleo Pro est l’association qui a pour mission de valoriser la filière protéique française et qui se charge alors du colza, du tournesol, des pois, des lupins, du lin et des féveroles. L’alimentation animale n’est pas sa seule préoccupation, mais elle veille également à l’alimentation humaine.

Presque l’autonomie

Attention, même si la France doit importer près de 50 % de ses protéines végétales, elle reste une bonne élève comparée aux autres pays européens dont certains ne produisent que 30 % de leurs protéines et qui doivent alors en importer jusqu’à 70 %.

D’ailleurs, si on ne parle que des protéines nécessaires à l’alimentation humaine, les producteurs affirment que la France est très près d’atteindre son autonomie.

En savoir plus sur les bienfaits des protéines végétales ici

Quelques différences à noter

D’une vue globale, la production protéique est tout simplement insuffisante et doit être renforcée. Dans les détails toutefois, d’autres cultures sont plus avancées que d’autres ce qui fait que la situation n’est pas hétérogène.

Ainsi, du côté des lentilles en conserve, 80 % des produits en vente en France sont importés de la Chine ou du Canada. Cette année, cela devrait toutefois chuter à 60 % puisque les surfaces cultivées destinées aux lentilles ont été multipliée par trois durant ces quatre dernières années. En ce qui concerne l’alimentation humaine, la production de protéines végétales a connu une augmentation de 7 % par an. Malheureusement, cette amélioration ne concerne que l’alimentation humaine puisque la situation est loin d’être aussi bonne du côté de l’alimentation animale.

Dans cette branche, la France devra encore ajouter, au moins, un million d’hectares si elle veut se passer de l’importation. Bien sûr, une légère amélioration a été enregistrée dans la branche du soja sans OGM, mais cela reste insuffisant. L’objectif est désormais d’atteindre les 250 000 hectares d’ici 2025 contre les actuels 142 000 hectares.

Le colza en mauvaise posture

Pour le cas du colza, le temps est aux inquiétudes. En effet, alors que des efforts ont été menés pour développer sa culture et faire de lui, le premier oléoprotéagineux en France d’ici 2030, l’ouverture de l’Europe au biodiesel met à mal ses plans.

Il faut effectivement savoir que le colza français est principalement valorisé par la production de biodiezel et que maintenant face à cette nouvelle concurrence, l’avenir reste incertain. Une mauvaise nouvelle qui risque aussi d’influer sur la production de tourteaux puisque si la production d’huile diminue, la production de cette denrée alimentaire animale va également suivre la tendance à la baisse.

Autre inquiétude pour la culture du colza : les bruches. Ce sont des insectes qui ravagent les cultures et qui se multiplient depuis l’interdiction de certains insecticides. Au final, les producteurs se retrouvent avec des produits invendables ce qui ne fait qu’accroître les pertes.

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