Les NAC : nouveaux animaux de compagnie

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Si le terme NAC ne nous est plus inconnu, sa réelle signification reste floue. A quels animaux se réfèrent-ils ? Peut-on y inclure tous les animaux que l’on souhaite domestiquer chez soi ? Quelles sont les réglementations en vigueur pour la détention d’un animal qualifié de NAC ? Retrouvez toutes les réponses à la suite.

Qu’appelle-t-on NAC ?

Cet acronyme signifie Nouveaux Animaux de Compagnie. Non, on ne vous parle pas de votre nouveau chiot ou du chaton que vous avez récemment recueilli. Et non, il ne s’agit pas non plus de votre bétail, de vos troupeaux et des animaux de votre basse-cour. On vous parle de ces espèces animales peu communes, mais que certaines familles élèvent en tant qu’animal domestique.

Globalement, tous les animaux qui ne sont pas des chiens ou des chats, mais que l’on élève en tant qu’animal domestique sont qualifiés de NAC.

Si votre fille a un lapin qu’elle nourrit tous les jours, avec qui elle joue, qu’elle cajole, qu’elle habille, qui dort avec elle, c’est son animal domestique, mais c’est un NAC puisque normalement, les lapins sont des animaux d’élevage ou des animaux sauvages. Et bien évidemment, les lapins ne sont pas les seuls NACs aujourd’hui courants, puisqu’on en trouve de très nombreuses espèces.

Comment le terme NAC est-il apparu ?

Chèvre de companie

Le terme « Nouveaux animaux domestiques ou NAC » a été utilisé en premier par les vétérinaires. Il faut savoir que ces derniers avaient surtout l’habitude de soigner des chiens, des chats ou des animaux d’élevage. D’ailleurs, ils étaient surtout formés pour soigner ces animaux.

Au fil du temps toutefois, des particuliers ont commencé à leur faire appel pour traiter des animaux peu conventionnels comme les furets, les lapins, les lézards, les serpents … Le terme NAC est alors apparu pour désigner ces espèces normalement considérées comme non domestiques. Et à partir de ce moment, certains vétérinaires ont choisi de se spécialiser dans le traitement des NACs tandis que d’autres ont préféré se limiter aux chats et aux chiens.

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D’où viennent les NACs ?

Scorpion

Généralement, ce sont des animaux sauvages recueillis ou capturés puis domestiqués par l’homme. Dans la liste des NACs aujourd’hui autorisés, certains ont été domestiqués par l’homme depuis des siècles, mais parfois en tant qu’animaux d’élevage. Ce n’est que plus tard qu’ils ont été élevés en tant qu’animaux domestiques. Figurent parmi ceux-là les lapins, les cochons d’Inde

Quant à leur provenance géographique, on trouve des NACs partout selon la faune et la flore du pays d’origine.

Peut-on choisir n’importe quel animal en guise de NAC domestique ?

Le python royal

Non, certaines espèces ne peuvent être considérées comme des NACs. La réglementation encadrant ces nouveaux animaux de compagnie est d’ailleurs très stricte puisque certains animaux peuvent être dangereux pour l’homme.

Au niveau international, c’est la convention de Washington ou CITES (Convention sur le Commerce International des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction) qui encadre la commercialisation d’espèces qualifiées de NAC. Cette convention classe les espèces en deux annexes. Le premier englobe les animaux dont la vente nécessite un permis, soit d’importation, soit d’exportation. Des quotas d’exportation peuvent également être fixés par les pays pour certaines espèces.

Même si la convention s’applique au niveau mondial, certains pays peuvent avoir des règles spécifiques en fonction des races commercialisées. Cette législation a été établie pour lutter contre les ventes illégales et le trafic illicite d’animaux. Dans le cas où vous souhaitez acheter un animal exotique à élever en tant qu’animal de compagnie, veillez à détenir la documentation qui s’y rapporte pour prouver que la transaction s’est faite de manière légale.

En France, les règles concernant la détention d’animaux d’espèces non domestiques (les NACs) sont fixées par l’arrêté du 8 octobre 2018. L’arrêté du 11 août 2006, quant à lui, liste les espèces domestiques reconnues en Hexagone.

Il faut savoir que la détention de certaines espèces peut nécessiter un certificat de capacité pour l’entretien des animaux ou un certificat d’aptitude. Dans certains cas, il faudra aussi justifier la détention de l’animal par des décisions préfectorales souvent accompagnées de formations.

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Quelles sont les espèces de NACs les plus courantes ?

Chèvre sauvage

La classification de NAC regroupe plusieurs espèces et races animales. Elle reconnaît :

  • Des mammifères : chèvre domestique, furet, moufettes, hamster doré, souris domestique, cochon d’Inde, chien de prairie à queue noire, lama, alpaga, cochon domestique, des primates non humains … En général, lorsqu’il s’agit d’un petit carnivore non domestique, le propriétaire doit posséder un certificat d’aptitude.
  • Des reptiles : des serpents (pythons, boas, couleuvres …), des tortues (tortues de terre et tortues aquatiques) et des lézards (geckos, iguanes, caméléons, varans …). Dans le cas des reptiles, certaines espèces et races sont strictement interdites donc mieux vaut se renseigner pour ne pas enfreindre la loi.
  • Des oiseaux : toucans, moineau du Japon, caille de Chine, canard domestique, pintades, tourterelle domestique, pigeons … Là encore, certaines espèces ne sont pas considérées comme des NACs et ne peuvent être élevés en tant qu’animaux domestiques.
  • Des poissons de bassin et d’aquarium : cyprin doré, poisson arc-en-ciel, veuve noire, poissons-clowns, gourami (nain, bleu et mosaïque …).
  • Des mollusques : certaines espèces marines et d’eau douce ainsi que certaines espèces terrestres.
  • Des amphibiens : oui, certaines personnes choisissent des crapauds, des salamandres, des grenouilles … en guise d’animaux domestiques.
  • Des arthropodes : on trouve dans cette catégorie des crustacés, des insectes, des scorpions, des mygales …

Le choix est très vaste, mais à chaque fois, il est conseillé de bien se renseigner sur l’espèce ou la race qui vous intéresse, car toutes les familles animales ne sont pas considérées comme des NACs. C’est notamment le cas des primates. Certaines espèces sont autorisées à être élevées en tant qu’animaux domestiques alors que d’autres sont strictement interdites. La législation les concernant varie d’un pays à un autre.

Découvrez les Nouveaux Animaux de Compagnies (NAC) autorisés en France

Envie d’élever un serpent ?

Serpent

De plus en plus de personnes choisissent aujourd’hui d’élever des serpents. Il faut toutefois faire attention, car certaines espèces sont venimeuses et dangereuses. Avant d’en choisir un, voici quelques conseils …

Choisissez  le bon  serpent

Les experts recommandent surtout des espèces comme le serpent des blés, le python royal, le serpent-roi … L’élevage du boa constricteur est aussi autorisé, mais reste risqué.

A lire – Quel serpent choisir en animal de compagnie ?

Bien connaître les reptiles

Combien de temps vivent les serpents? Cela dépend de l’espèce, mais la plupart des serpents ont tendance à vivre longtemps. Par exemple, les serpents des bleus ont une durée de vie de 5 à 10 ans, les pythons royaux peuvent vivre jusqu’à 20- 30 ans et les couleuvres royales jusqu’à 12-15 ans.

Avant d’acheter un serpent, demandez-vous d’abord si vous êtes prêt à le garder pour longtemps, car l’abandonner dans la nature une fois que vous aurez assez est interdit par la loi.

Connaître les risques

Nous ne parlons pas que de morsures. Bien que le risque soit faible, des accidents peuvent arriver. Les serpents, comme tous les reptiles, peuvent être porteurs de Salmonella, ce qui peut vous rendre très malade. Il est d’ailleurs déconseillé d’avoir un serpent avec des enfants de moins de cinq ans à la maison. Et si vous avez des enfants, assurez-vous qu’ils se lavent systématiquement les mains après avoir manipulé le serpent.

Envie d’élever un primate ?

Chimpanzé

Le terme primates ou communément singes regroupe de nombreuses espèces. Parmi elles, on trouve les chimpanzés, les ouistitis, les bonobos, les orang-outans, les babouins, les gorilles, les lémuriens … Séduits par leur exotisme, de nombreux particuliers décident d’en élever un en guise d’animal de compagnie. Savez-vous seulement si cela est autorisé ?

A lire – Tout ce qu’il faut savoir sur les primates

L’élevage des singes selon la loi

Les primates sont protégés par la CITES. La majorité des espèces reste interdite à l’élevage en captivité ou en tant qu’animal domestique. Seules quelques espèces sont autorisées, mais sous des conditions strictes. L’autorisation peut également changer d’un pays à l’autre, mais globalement, rares sont les pays qui autorisent cette pratique.

Les primates, des espèces protégées

Dans de nombreux pays, les primates sont des espèces protégées souvent en voie d’extinction. Leur détention à la maison est donc illégale. Voilà pourquoi il est déconseillé d’acheter un singe vendu sur Internet ou sur le marché. Il est aussi particulièrement déconseillé d’acheter un singe en vacances et d’espérer ensuite le ramener dans votre pays. Même si la transaction a été légale, votre pays peut refuser la détention du primate à domicile.

En France, seuls les sajous et les capucins sont considérés comme des NACs. Toutes les autres espèces sont qualifiées d’animaux non autorisés. Et même dans le cas des races autorisées, il faut souvent obtenir une autorisation préfectorale de détention et ladite détention sera très encadrée.

Les singes : des animaux à risque

Lorsqu’on voit sa petite taille et ses mimiques, on se laisse vite séduire, mais rappelez-vous, les primates (quelle que soit l’espèce ou la race) restent des animaux sauvages. En l’extrayant de leur environnement naturel, ils peuvent devenir dangereux ou agressifs et peuvent vous transmettre, via leur griffures ou leurs morsures, certaines maladies comme la rage, la candidose, l’hépatite B …

Recommandations générales

Quel que soit l’animal que vous choisirez, vous devez rester prudent et bien connaître les risques liés au type d’animal. Notez que, même s’ils sont domestiqués, ils restent des animaux sauvages. Pour les espèces dangereuses, établissez toujours une distance avec eux en les mettant par exemple dans des cages fermées. Dans tous les cas, n’oubliez pas que les NACs doivent vivre dans le même environnement que celui auquel ils ont été extraits. Vous devez donc faire en sorte de recréer artificiellement leur habitat naturel pour qu’ils puissent s’épanouir.

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